Centre interinstitutionnel

de recherche en écotoxicologie

C  I  R  É

 

Unité de toxicogénomique

Les diverses unités du Centre interinstitutionnelle de recherche en écotoxicologie génèrent une quantité énorme de données qui sont de nature variée (e.g., l’identification de contaminant, les niveaux de contaminants, la charge microbienne, parasites, températures, niveau d’eau, niveau de contaminant dans les espèces aquatiques, métabolisme des médicaments, interactions toxicologiques entre contaminants, ainsi que les effets immunologiques, endocrinologique, protéomiques et génomique des contaminants). Jusqu’à présent chacune des unités du réseau traitait ces données de façon plus ou moins indépendante.
La génomique et la protéomique vont créer au cours des années à venir une révolution dans la recherche en santé environnementale. En effet, les prémisses de l'analyse des risques à la santé humaine reposent sur la connaissance des effets nuisibles les plus précoces possibles et sur la gestion des groupes sensibles. Ainsi, on peut facilement réaliser que la connaissance de la réponse moléculaire suite à une exposition à un toxique et la possibilité d'étudier les effets sur la santé à partir de groupes homogènes basés sur une réponse individuelle, par opposition à une analyse sur des populations hétérogènes, seront un atout majeur pour une meilleure analyse des risques. En regroupant des chercheurs en toxicologie moléculaire s'intéressant à des populations exposées et des chercheurs fondamentalistes qui utilisent des modèles expérimentaux pour étudier les effets des contaminants au niveau moléculaire, notre réseau constitue un groupe d'expertise unique au niveau international.
 Quels sont les gènes régulés à la hausse ou à la baisse (apoptose, prolifération cellulaire, métabolisme, communication et adhésion cellulaire, etc.) après une exposition au mercure, aux BPC ou aux pesticides triazines ? Y-a-t-il une réponse similaire dans les différents tissus et organes ? Les réponses sont-elles comparables entre les modèles expérimentaux et les espèces sauvages exposées dans leur environnement ? Voilà autant d'exemples de questions importantes auxquelles nous pourront répondre grâce à la toxicogénomique.
Le développement de cette unité de toxicogénomique, en partenariat avec le Réseau de recherche en santé environnementale, permettra la mise sur pied d'une solide expertise québécoise dans l'étude des relations gène-environnement et contribuera au développement d'une base de données sur les effets moléculaires des contaminants autant chez l'animal que chez l'humain. Cette unité bénéficie en outre du support financier de la Fondation Armand-Frappier via le don d'équipements au laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire en toxicologie humaine de l’INRS – Institut Armand-Frappier. Ainsi, ce laboratoire permettra aux membres du Réseau de recherche en écotoxicologie du Saint-Laurent de profiter de son expertise en génomique, en biologie cellulaire et moléculaire afin de développer leurs applications en immunotoxicologie, endocrinologie et cancérologie; sans oublier d'assister à la formation d'étudiants hautement qualifiés.
 

L'unité de toxicogénomique est équipée de :

Trois thermocycleurs,
avec un accès en temps réel
au PCR
(amplification en chaîne
par polymérisation).
Un densitomètre
pour imaging gels, films or blots
 de différentes grosseurs
 et à diverses longueurs d'onde.

Une station de capture et d'analyse d'images de microréseaux.
Le lecteur de microréseaux est relié à l'ordinateur où l'image est facilement capturée et analysée pour convertir les données numériques en images de microréseaux.
Cette station a aussi un ScanArray Express de Perkin Elmer.
Un serveur et base de données
Le serveur est utilisé pour sauvegarder les données générées à partir des diverses études de microréseaux (fichiers d'images, données, résultats d'analyse).
De plus, toute l'information sur les procédures expérimentales et sur les échantillons biologiques qui ont été utilisés durant les expériences, sont sauvegardés sur ce serveur.