Centre interinstitutionnel

de recherche en écotoxicologie

C  I  R  É

Présentation

Le Centre Interinstitutionnel de Recherche en Écotoxicologie du Québec (CIRÉQ) provient de la fusion de deux réseaux de recherche soit le Réseau de recherche en écotoxicologie du Saint-Laurent (RRESL) et le Centre de recherche, développement et validation des technologies et procédés en traitement des eaux (CRÉDEAU).

Le RRESL a été créé en 2001 et regroupe l’ensemble des forces vives du Québec en écotoxicologie en mettant à contribution près de 80 chercheurs et gestionnaires provenant de plusieurs universités et collèges du Québec (universités McGill, Montréal, Laval, UQAM, INRS, UQAR, Centre Spécialisé des Pêches), de ministères provinciaux (Centre d’expertise en analyse environnementale, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation) et fédéraux (Centre Saint‑Laurent d’Environnement Canada, Service météorologique, Centre de recherche sur l’Alimentation et l’agroalimentaire du Canada, Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada, Institut de Recherche en Biotechnologies du CNR) ainsi que de plusieurs municipalités (Montréal, Gatineau, Laval, Lévis, Québec, Rimouski).

D’autres institutions telles que le Biodôme de Montréal, l’Aquarium de Québec, la Biosphère, Paprican, le Centre de Recherche sur les Biotechnologies Marines participent aussi activement aux activités du RRESL.

 Pour sa part, le CRÉDEAU, fondé en 2003, est un centre résultant du consortium de l’École Polytechnique de Montréal, de l’École de Technologie Supérieure, de l’Université McGill auquel se joignent l’UQTR et l’université de Sherbrooke.  Le CREDEAU consolide les forces vives de la recherche universitaire dans le domaine du traitement des eaux potables et eaux usées.  Le CREDEAU jouit aussi d’une forte acceptation des chefs de files industriels de technologies environnementales. En effet, parmi les quelques 35 membres fondateurs, on compte les deux plus grands traiteurs d’eau mondiaux, Véolia-JMI et Ondeo-Degrémont, et une entreprise canadienne reconnue internationalement pour ses innovations dans le domaine du traitement membranaire, Zénon Environmental.  Le CREDEAU compte sur l’appui de plusieurs des mêmes municipalités que le RRESL (Montréal, Laval, etc.) pour mener à bien ses recherches.

En vertu de cette fusion le CIRÉQ regroupe donc une masse de plus de cent chercheurs et gestionnaires de 32 institutions universitaires, gouvernementales ou privées. Plus récemment une cinquantaine de chercheurs des Maritimes et de l’étranger ont joint les activités du CIRÉ, de sorte que notre Centre a maintenant des membres dans plus de 10 pays d’Amérique, d’Europe et d’Afrique.

Le Saint-Laurent draine l'un des bassins hydrographiques les plus industrialisé du monde. Le fleuve, et ses affluents, est un milieu complexe. Il est à la fois la source d’alimentation de dizaines d’usines de production d’eau potable pour plus de la moitié de la population québécoise, et le milieu récepteur des nombreuses stations d’épuration.
Si dans un souci de préservation de l'environnement et de développement durable nous devons réduire au maximum l'impact des activités humaines sur ce milieu, nous devons aussi nous doter d’outils technologiques, financiers et institutionnels permettant de mieux gérer les impacts inhérents au développement de nos sociétés.
La multiplicité des facteurs physiologiques et environnementaux susceptibles de moduler la réponse aux contaminants rend difficile la mise en évidence des effets directement reliés à leur présence.
Les effets des contaminants sont multiples et insidieux.
Le risque sanitaire, et l’impact sur les infrastructures de traitement des eaux, lié à la présence de molécules traces (pharmaceutiques, pesticides, hormones, etc.) dans le Saint-Laurent est mal évalué.
Il importe donc d'aborder cette problématique avec une approche pluridisciplinaire afin de dégager une vision globale de la situation.

Le CIRÉQ a pour but de développer des outils d’évaluation environnementale et, par la suite, de procéder à des évaluations sur des sites pertinents dans le but d’identifier et de gérer les risques reliés à la présence de rejets des activités industrielles et domestiques pour la santé humaine et l'équilibre des écosystèmes du fleuve Saint-Laurent et de ses tributaires.
Il vise à couvrir l'ensemble de la problématique de la contamination du Saint-Laurent par les composés chimiques issus des activités humaines, incluant l'identification d'un impact potentiel, l'identification et la caractérisation des contaminants, la modélisation de leur dispersion, la caractérisation de leur biodisponibilité, de leurs effets, l'établissement de programmes de suivi, le développement et l’utilisation de biomarqueurs afin de permettre un suivi de l'état de santé des écosystèmes et finalement le développement et la validation de procédés et technologies de traitement des eaux toujours plus efficaces, et cela de concert avec les gouvernements et l’entreprise privée.

Le fonctionnement du Centre est assuré par trois types de comité. Le premier, le comité de direction assume la gestion quotidienne. Il est composé de six membres dont le directeur du Centre, le coordonateur scientifique.
Pour assurer la mission du Centre de se lier aux utilisateurs des retombées de la recherche, le CIRÉQ s’est doté d’une structure qui permet à chacun des intervenants d’être présent dans le choix des problématiques de recherche, de participer à l’élaboration des programmes de recherche ainsi qu’à l’analyse des retombées de ceux-ci.
Cette structure ou comité de liaison décide des priorités de recherche et des sites à étudier, c’est l’instance législative du CIRÉQ.
Ce comité est composé du comité de direction, de cinq chercheurs du Centre et d’un représentant de chacune des institutions membres du CIRÉQ. Ce comité permet donc de prioriser des recherches qui répondent aux besoins des utilisateurs des retombées de celle-ci. Il est responsable de la haute pertinence des activités du CIRÉQ  
Pour chacune des priorités ou sites de recherche recommandés par les Comité de liaison, le comité de direction forme une équipe de chercheurs et de gestionnaires pour prendre en charge la programmation scientifique.
C’est une caractéristique importante du CIRÉQ de mettre ses activités sous le contrôle d’un comité de programme où scientifiques et gestionnaires se retrouvent afin de s’assurer que les retombées de la recherche serviront bien les besoins des utilisateurs de ces mêmes recherches (processus d’évaluation de risques, modifications à des règlements, nouvelles politiques, aménagement de sites, choix de procédés, etc.) et cela tout en conservant un volet recherche permettant l’acquisition de connaissances et la formation d’étudiants. Cette structure assure ainsi le transfert des résultats entre producteurs et utilisateurs de données.

Principalement sous l’égide du RRESL, une rationalisation des ressources analytiques et des services de recherche pour la mesure tant des effets que de l’exposition elle-même, a été effectuée au Québec afin d’augmenter le spectre des agents et marqueurs analysés, d’éviter la dispersion des ressources et le dédoublement des efforts.
Cette stratégie a permit de mettre en place plusieurs unités méthodologiques.
Il est maintenant plus facile aux chercheurs du CIRÉQ d’avoir accès à plusieurs services de pointe (biomarqueurs cellulaires, biochimiques et moléculaires, protéomique, génomique, traitement des eaux, etc.).
Pour certaines de ces unités méthodologiques la concertation a impliqué plus d’un centre ou réseaux de recherche. Cette concertation en permettant ainsi de disperser les frais d’opération sur plusieurs institutions assurent la pérennité du personnel hautement qualifié et ainsi l’entretien et le fonctionnement des équipements de pointes de la manière la plus adéquate possible.
Finalement, il est très important de signaler que la majorité du budget de fonctionnement du CIRÉQ  servira à financer les salaires d’un certains nombres de professionnel ou de technologues clés ayant des expertises uniques.
Ces diverses personnes seront sous la supervision du Comité de direction et seront attribuées à divers programmes de recherche ou unités méthodologiques. Elles pourront acquérir des expertises dans certains laboratoires de recherche pour les mettre au service des programmes du réseau. Elles pourront aussi participer au développement de nouvelles méthodes. Ce groupe de technologues et professionnels est le cœur du réseau et le ciment qui assurent la réussite de nos programmes de recherche.
À ce noyau, s’ajoutent des ressources humaines clés en provenance des diverses institutions participantes et qui investissent la majorité de leurs efforts dans les programmes du  CIRÉQ.